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Tournoi de Paris : on a aimé / on n'a pas aimé Article / mercredi 13 fevrier 2008 / source : alljudo.net


Petit tour d'horizon de ce que l'on a aimé, et de ce que l'on n'a pas aimé, à l'occasion du tournoi de Paris 2008.

On a aimé :

Lucie Decosse (1e, -63 kg) : elle plane sans partage sur la catégorie des moins de 63 kg. Dominant ses adversaires physiquement et techniquement, elle a assuré le spectacle et fait vibré Bercy. La star du week-end ,c’est elle !

Ilias Iliadis (1e, -100 kg) : Il ne déçoit jamais. Troisième en 2004 en moins de 81 kg, puis premier (2005) et deuxième (2007) en moins de 90 kg, il s’impose cette fois-ci en moins de 100 kg. Capable de se montrer créatif (o-goshi à un main sur Anaï), technique (seoi-nage debout sur Fabre), il a un mental d’acier, comme l’atteste le wazari remonté à l’Israelien Ariel Zeevi.

Abdullo Tangriev (3e, +100 kg) : Troisième en open des derniers championnats du monde, l’ouzbèk sera encore candidat pour une médaille olympique. Capable de faire tomber à tout moment et dans toutes les directions, il s’est offert le luxe de mettre ippon à Inoue, un privilège dont peu de judokas peuvent se targuer.

et aussi : la victoire ‘à la gnac’ de l’Allemand Tolzer (+100 kg) sur le géant chinois Wei - Alexander Mikhaylin (+100 kg) qui est apparu hyper affûté physiquement - la deuxième victoire consécutive de Taov en moins de 90 kg - Hiraoka, le moins de 60 kg japonais - le trio coréen Choi (2e en 60 kg), Kim (1e en 66 kg) et Wang (3e en 73 kg) - la belle affluence du public - les ralentis et les sélections des plus beaux ippons sur les écrans géants.


On n’a pas aimé :

La déroulement de la journée du dimanche : suite à la programmation de Canal+, qui souhaitait diffuser les finales, et notamment celle des lourds, le programme habituel a été chamboulé. Les catégories 81 kg et 90 kg ont donc commencé plus tard, et les finales de ces deux catégories se sont achevées dans un POPB à moitié vide, dommage …

L’absence de tableaux pour les spectateurs : pas de programmes, pas d’affichage des tableaux sur les écrans, difficile pour le public de suivre le déroulement de la compétition.

Les défaites de Kosei Inoue : le mythe japonais est redevenu un combattant ordinaire. Même si sa défaite contre Riner est entâchée d’une décision arbitrale contestable, il est apparu tout petit dans les mains du champion du monde français, puis, il a donné ensuite l’impression de se laisser chuter, lors du combat pour la troisième place face à Tangriev. Le reverra-t-on un jour à Paris ? pas sûr…

Et aussi : le comportement du public qui confond à certains moments POPB et Parc des Princes, qui encourage Riner mais oublie souvent les autres Français - Les pannes de lumière : une pendant les finales du samedi, une autre pendant celles du dimanche - Les Van der Geest père et fils, toujours prêts à s’emporter contre les arbitres.



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