Judo : les actualités du judo en France et dans le monde - Interview

Michel Carrière : « le plus important, c'est le groupe » Interview / mercredi 13 juillet 2011 / source : alljudo.net


Professeur emblématique de Nice Judo, Miche Carrière a accepté de lever une partie du voile sur sa méthode et sur sa conception du judo. Il évoque également les difficultés que son club rencontre actuellement.

Bonjour Michel Carrière, on vous connaît comme entraîneur mais on connaît moins votre parcours de judoka. Quel est-il ?
J'ai commencé le judo vers 10-11 ans au Cercle JudoTaï et Shin à Nice, sous la houlette de Pierre Baboulin. J'ai eu la chance qu'il fasse venir au club un Japonais, Me Hirano qui m'a appris le judo et qui demeure le plus extraordinaire judoka que j'ai eu l'occasion de voir. Je me suis ensuite entraîné au Sport-Etudes de Nice avec José Allari, puis au Sport-Armée de Marseille avec Jean-Paul Coche. Malheureusement j'ai subi de nombreuses blessures, dont deux ruptures consécutives du tendon d'Achille et une tumeur aux côtes qui m'ont contraintes à arrêter la compétition alors que j'avais une vingtaine d'années. Je me suis alors tourné vers l'enseignement, en secondant Pierre Baboulin dans mon club d'origine. J'ai également continué à m'entraîner sous la direction de José Allari au Stade Laurentin et j'ai passé mes « dan » (ndlr : Michel Carrière est actuellement 6e dan), car je considère que c'est un élément important de la carrière d'enseignant, une forme de qualification professionnelle.

Quand avez-vous créé Nice Judo et quelle a été son évolution au niveau des résultats ?
J'ai repris le club de Pierre Baboulin en 1986 et l'ai renommé Nice Judo. Le premier résultat probant a été une victoire aux championnats de ligue seniors par équipes en 1989, dans le même temps j'ai commencé à former de jeunes judokas qui ont grandi et progressé ensemble au sein du club. C'est ce qui nous a permis d'obtenir notre premier résultat national en 2001 avec la victoire de l'équipe cadets au Championnat de France. Depuis nous avons cumulé 14 podiums nationaux par équipes en cadets, juniors et seniors, avec des judokas pour la plupart formés au club.

Ces résultats interpellent, quel est votre secret ?
Je dois avoir de la chance ! Je ne pense pas avoir de secret, mais il y a une notion qui est très importante à mes yeux, c'est celle de groupe. Je m'attache à ce qu'il y ait des liens forts entre mes judokas, je m'intéresse aux jeunes, je les aime et une relation forte s‘installe entre eux et moi. Si l'un d'entre eux éprouve des difficultés, on s'attache tout de suite à résoudre le problème. Et lorsqu'il remonte la pente, cela insuffle une énergie positive qui rejaillit sur tout le groupe. Avec le temps, cela permet de créer des liens quasi fraternels entre les combattants.

En termes de contenu d'entraînement pouvez-vous nous dévoiler quelques éléments de votre façon de fonctionner ?
Avec les plus jeunes ce qui compte c'est qu'ils prennent du plaisir ensemble sur le tapis, que des liens se développent et qu'ils aient envie de continuer. Les bases motrices et techniques sont transmises à leur insu à travers des jeux et des exercices. Ensuite à partir des poussins, on entre dans le travail technique avec pour objectif de leur offrir la plus grande variété possible. Il ne faut pas contraindre le judoka dans un cadre technique trop restrictif mais au contraire lui fournir les armes pour qu'il puisse par la suite exprimer son propre judo. Avec les benjamins, qui travaillent également avec les minimes, je propose un fonctionnement par ateliers de 3 ou 4 et j‘interviens dans chacun d‘entre eux. Ils disposent de trois séances de 1h30 par semaine. Enfin, pour les cadets-juniors-seniors, il y a deux entraînements par semaine au club durant lesquels on insiste sur le travail technique, et deux séances au Pôle, qui sont obligatoires, et auxquelles j'assiste accompagné de Franck Costi et Arnaud Blanc, tous deux formés au club, et qui font aujourd‘hui partie de l‘encadrement. De manière générale, pour toutes les catégories, de poussins à seniors, il y a à chaque entraînement, en plus des randoris, un élément de technique debout et un élément de technique au sol.

Poussez-vous les enfants à faire beaucoup de compétition ?
La compétition est à double tranchant, il faut donc faire très attention. En benjamins lorsqu'arrivent les premiers championnats, je n'envoie que ceux qui sont capables selon moi de se classer parmi les cinq premiers. Pour les autres, je préfère les diriger vers des rencontres amicales comme notre challenge interne où tous les judokas sont récompensés. Si un enfant subit plusieurs revers de suite, il est tenté d'arrêter, car en judo la défaite est plus humiliante que dans d'autres sports : on ne peut pas la partager comme dans les sports collectifs, on doit saluer son vainqueur, il y a le regard des copains et des parents...

On a l'image d'un club qui pratique un beau judo. Etes-vous adepte du style traditionnel « revers-manche » à la Japonaise ?
J'insiste beaucoup sur le travail technique mais je ne suis pas un adepte du style traditionnel de manière formelle. Beaucoup de mes judokas pratiquaient kata-guruma ou la prise de l'ours lorsque cela était encore autorisé. Ce qui compte dans le judo moderne, c'est l'efficacité, donc cela ne me dérange pas que l'on sorte des sentiers battus si cela est efficace. Je constate d'ailleurs que même au Japon, des combattants gagnent en allant chercher derrière la tête. Mais la technique demeure un moyen privilégié pour être efficace ; gagner par ippon reste le but car cela permet de moins se fatiguer. Si vous arrivez en finale en ayant remporté tous vos combats par ippon, vous disposez d'une fraîcheur qui peut faire la différence si elle est supérieure à celle de votre adversaire.

Y-a-t-il des entraîneurs qui vous ont influencé ?
Je partage la vision d'un judo technique de celui qui fut mon premier professeur, Me Hirano. J'ai également été influencé par Bernard Midan (8e dan) qui était conseiller technique dans la région PACA et qui me disait alors que j'étais encore très jeune, « Un jour, tu seras un bon professeur ». Je pense souvent à lui. J'ai également été influencé par José Allari, par son charisme et son côté meneur d'hommes.

Avez-vous déjà été sollicité par la fédération pour faire partager votre expérience ?
Non. Ni par la fédération, ni par la ligue PACA. Je dis cela sans amertume, car je ne recherche pas les honneurs. Je ne tire pas de fierté particulière des bons résultats du club, mon plaisir je le trouve dans la joie de mes judokas et dans les moments vécus ensembles. Aux championnats de France par équipes, quand je vois des garçons comme Florent Urani, Arnaud Blanc et les autres se tomber dans les bras en larmes, c'est ça ma vraie récompense. Maintenant, pour en revenir à la question, si on me sollicitait, je partagerais volontiers mon expérience.

Plusieurs de vos judokas s'entraînent sur Paris, comment faites-vous pour continuer à les suivre ?
Déjà je tiens à préciser que tous les juniors restent au Pôle Espoir à Nice, où ils bénéficient d'un très bon encadrement, et que je ne les envoie pas en Pôle France. A partir de seniors, les meilleurs vont à Paris et ils s'entraînent à l'INJ, car c'est indispensable pour qu'ils puissent continuer à progresser.
A Paris, ils sont suivis par Waldemar Legien qui leur propose trois séances techniques par semaine le matin dans son club et qui les suit lors des entrainements à l'INJ. Son apport est indéniable, c'est un grand technicien qui a des solutions pour tout, qui a déjà réfléchi à toutes les problématiques du judo. Il n'est certainement pas étranger à la médaille de bronze obtenue par notre équipe seniors aux championnats de France cette année.

Quels sont les perspectives d'évolution pour votre groupe seniors ?
C'est un point sur lequel je suis très pessimiste car je ne dispose pas du budget pour pouvoir les sortir à l'international. La saison prochaine nous ne pourrons probablement pas disputer la Coupe d'Europe pour laquelle nous sommes qualifiés et je n'aurai vraisemblablement pas la possibilité d'envoyer mes meilleurs combattants sur des World Cup. La subvention qui m'est octroyée par la Ville de Nice pour le haut-niveau ne nous le permet malheureusement pas. Je trouve cela vraiment dommage, car tous les combattants du club ont grandi à Nice, mais il arrive un moment où ils ne peuvent plus progresser. Cela a déjà été le cas avec Jean-Marc Boutet, et c'est actuellement le cas avec Arnaud Blanc qui a peu d'occasion de se frotter au niveau international. Florent Urani a fait le choix de rester, malgré les sollicitations d'autres clubs, mais comme pour les autres, il ne pourra disputer les tournois internationaux que s'il est envoyé avec l'équipe de France.

Votre club est-il en difficulté financière ?
Il y a deux ans j'ai du renoncer à disputer la Coupe d'Europe car on m'a prévenu quelques jours avant que je n'aurais pas la subvention pour le faire. Suite à cela, une promesse d'aide m'a été faite par la mairie pour la saison suivante et j'ai engagé des athlètes sur des tournois internationaux, mais l'argent ne m'a jamais été versé. J'ai donc été contraint de payer les sommes engagées avec des fonds propres, ce qui m'a contraint à mettre le dojo en vente. Lorsqu'il sera vendu, une partie des cours basculeront alors dans le dojo de 200 m2 que la Ville nous met à disposition et où le groupe seniors s'entraîne déjà.

Une fusion avec l'Olympic Judo Nice est-elle possible ?
Cette solution ne me parait impossible, nos deux clubs étant fondamentalement différents : ce qui m'intéresse c'est le travail de formation, je travaille avec des petits groupes de judokas que je fais grandir pour les amener à haut-niveau, tandis que l'Olympic Judo Nice dispose d'effectifs plus importants et pratique une politique de recrutement dans toutes les catégories d'âges, même s'ils forment également de très bons jeunes. Par ailleurs, si on prend les effectifs des deux équipes niçoises au championnat de France 1ère division et qu'on les fusionne, je ne suis pas persuadé que cela nous permette de battre Levallois.

Quelle autre solution envisagez-vous ?
Malheureusement je n'en vois pas beaucoup. Il faudrait trouver un sponsor mais ils se font rares dans notre sport. Notre discipline est peu médiatisée et la formule des championnats de France par équipes est sans doute à revoir. Des matchs aller-retour dans les villes, par exemple, permettraient peut-être de créer un engouement et pourraient être l'occasion de développer du merchandising. Il serait intéressant de créer une commission fédérale pour réfléchir sur ce sujet. Le judo de manière générale, et les clubs en particuliers manquent de reconnaissance.

 



Réagir à cet article

  • bruno seren - le 07/08/2011 à 11:53

    Je connais Michel Carrière depuis trés trés longtemps.Cet enseignant-entraîneur fait un travail remarquable et remarqué...Les résultats qu'il affiche sont bien évidemment le fruit de son travail de fond. Quels clubs ne rêvent pas d'inscrire de tels résultats dans leurs tablettes?? Voilà, un prof qui ne se cache pas derrière les "grands idéaux".. genre" l'essentiel,c'est de participer"!!!Lorsqu'on fait de la compétition,c'est pour gagner!!Mais pas à n'importe quel prix!!Acheter des athlètes pour une ou 2 saisons, ne soude pas un groupe.( cf:le RCT à Toulon!!).J'enseigne depuis 36 ans avec parfois des succès probants en individuel et par équipe, je sais l'énormité de la tâche pour pérenniser les performances... le reste c'est de la littérature à 2 balles.

  • manujudo - le 03/08/2011 à 11:03

    Les grands structures françaises sont toutes des clubs recruteurs. Levallois, Lagardère,JCMA, US Orléans, ACBB... en sont des exemples et tant mieux pour eux... Car tous judokas a rêvé un jour d'en faire parti.. Maintenant place aux autres...

  • pere plexe - le 01/08/2011 à 01:52

    C'est entendu M Carrière fait du bon boulot. Mais en quoi OJN serait il moins estimable que Nice Judo? A cause de son recrutement ? heureusement il y a des clubs qui permettent à l'élite nationale de (sur)vivre non? Sinon je croyais (naïvement)que les problèmes financier était plus du ressort du Président de l'association que de son entraineur...? Encore une "spécificité" du judo :le Président fantoche.

  • judokadusud - le 16/07/2011 à 11:26

    bonsoir a tous je voudrais tout simplement repondre a vos questions reponses ou deductions mon fils a etais formé au club du nice judo de michel carriere je fais 400kms aller retour 2 fois par semaine pour qu'il vienne s'entrainer et continuer sa passion vu ses resultats nationaux et internationaux en benjamin 1er année connu par beaucoup de monde dans notre region du 13 je pense que michel carriere fait parti des meilleurs entraineurs de notre region voir de france

  • Bushi - le 16/07/2011 à 10:39

    Plusieurs remarques : 1) judo13 connait visiblement très bien les compétiteurs de Nice Judo et leur CV. Ce qui me gêne c'est la manière dont il présente cela, de telle sorte qu'il donne l'impression de minorer le boulot formidable fait par M. Carrière. 2) Effectivement, la réorganisation des compétitions internationales, couplée aux économies de bouts de chandelle de la Fédé (réorganisation des compétitions cadets/cadettes), fait très mal à des clubs qui ont des compétiteurs de cadets à seniors. 3) Une des choses qui me dérange le plus dans cette histoire c'est l'image assez néfaste, selon moi, que donne l'OJN : à savoir celle d'un club de "judo-business" où l'esprit "club"(ou de l'idée que beaucoup s'en font) est remplacé par celui de l'entreprise. Evolution peut-être inévitable, mais qui personnellement ne me convient pas et qui à mon avis fera beaucoup plus de mal que de bien à notre sport.

  • roux62 - le 16/07/2011 à 03:08

    La fin de l histoire c est que Michel Carrière n a pas était élu entraineur de l année il y a 2 ou 3 ans sans travail derrière, et que la concurrence avec l' ojn a permis a Nice judo de pousser le groupe a faire le meilleur résultat de son histoire en senior avec cette 3ème place ( sans parler des résultats en équipe cadet ou junior depuis une décennie). Seul point négatif comme souvent l argent, la fédé doit financer en partie les athlètes qui partent en world cup et ça ne doit pas être a la charge totale des clubs (comme pr les déplacements en coupe d Europe par équipe)

  • AXLEMAN - le 16/07/2011 à 11:59

    Et bien, et bien ! On en apprend des choses !! Merci à judokaaa pour ces nouvelles précisions. Voilà ce que c’est d’être à plus de 1000 Km de Nice…je précise que je ne connais absolument pas M.Carrière mais ça ne m’empêche d’être solidaire avec ce dernier. Principe fondamental que le judo m’a inculqué…bref ! J’en reviens à cette lettre ouverte de Nice Judo adressée au maire de Nice datée du 09 juillet et où il est mentionné ceci : « […] notre équipe est composée à 95% de jeunes judokas formés au club depuis leur plus jeune âge alors que celle de l’équipe de l’OJN est composée de mercenaires étrangers à notre ville […] ». En effet, je ne vois pas pourquoi M.Carrière mentirait au maire et on peut donc lui faire confiance. Pour résumer, il est temps que la fédé mette son nez dans cette histoire et lui accorde les fonds nécessaires pour participer aux différentes compétitions et échéances à venir…et aussi pour que son club perdure dans le temps. Enfin, oublions cette hypothétique fusion avec l’autre club niçois. Merci

  • manujudo - le 15/07/2011 à 06:56

    Judokaaa je suis tout à fait d'accord avec toi. En plus de cela vous faites du haut niveau. Urani,Blanc,Petiti et Stiegelman pas formés dans votre club cela ne change rien. Vous avez terminé 3ème et c'est là le plus important. L année dernière avec Duprat et Chaine vous n'êtes pas passer loin. C est le haut niveau. Concernant vos juniors et vos cadets, vous avez le mérite de mobiliser les clubs du sud. Vos recrutement à venir pour vos juniors ne font que confirmer votre travail. Bravo.

  • judokaaa - le 15/07/2011 à 06:20

    Pour rétablir la vérité par rapport au commentaire de judo13, je propose de prendre la composition de l'équipe de Nice Judo cette année qui fait 3ème aux championnats de France de 1ère division : - 66 kilos : Florent Urani (arrivé au club à l'âge de 12 ans, je pense qu'à cet âge là aucun judoka n'est déjà formé il était encore loin de ses médailles internationales acquises par la suite!!) et Christophe Latil (international junior, au club depuis qu'il a 5 ans) - 73 kilos : Arnaud Blanc (au club depuis avant les cadets) et Petiti (il avait commencé le judo à Nice Judo avant que ses parents ne déménagent à Cagnes .. mais bon on va me dire que c'est un gars recruté mdr) - 81 kilos : Hill et Boussious : ont commencé le judo à Nice Judo également - 90 kilos : F.Stiegelman : le seul renfort + 90 kilos : Renaud Carriere, fils de Michel Carrière (judoka13 va nous faire croire que c'est une recrue celui là aussi ?) Après, comme tout club qui veut faire du haut niveau, je pense que Carière est obligé de renforcer son équipe par un ou deux éléments et il ne le cache pas : ce qu'il explique dans cet article c'est qu'il s'appuie prioritairement sur la formation ("ce qui m'intéresse c'est le travail de formation, je travaille avec des petits groupes de judokas que je fais grandir pour les amener à haut-niveau") et que ses athlètes il les a vu pour la plupart grandir et ça se voit quand on voit ces garçons s'éclater entre eux sur le tapis !!! En effet, peu de clubs de ce niveau sont composés en priorité de judokas formés au clubs, excepté le JC Marnaval par exemple (qui lui aussi avait une seule recrue dans ses rangs cette année, c'est bien obligé!) Hovanissian ne fait que remplacer stiegelmann, le reste de l'équipe reste le même ! Voilà je tenais à rétablir la vérité tant le message précédent était plein de sous entendus qui ne servent qu'à amener du discrédit à un si bel article Merci !

  • AXLEMAN - le 15/07/2011 à 03:50

    @judo13.Merci pour ces précisions, je n'en savais rien... mais dans l'interview, il est quand même stipulé:- "Depuis nous avons cumulé 14 podiums nationaux par équipes en cadets, juniors et seniors, avec des judokas pour la plupart formés au club." Donc je pense qu'il y a un vrai travail de fond et on ne peut pas se baser sur une ou deux années...De plus, combien d'équipe championne régionale ont des combattants formés au club???? Est-ce qu'il faut simplement aider les équipes dont les combattants sont formés au club?? Avoir les plus gros sponsors, serait-elle la seule solution pour réussir?? Merci

  • judo13 - le 15/07/2011 à 12:55

    Depuis le début de leur réussite sportive, des judokas de la France entière viennent dans le club de Nice Judo et ne sont pas niçois. L’année dernière, encore, leur équipe 1ère division était constituée de 3 judokas parisiens (Pierre Duprat, Guillaume Chaine, Frédéric Stiegelman) et par d’autres judokas formés dans d’autres clubs comme Florent Urani formé à Nice Elite Judo, Mathieu Petiti (Judo Club de Cagnes sur mer), Arnaud Blanc (formé au Forum Nice Nord), Paul Swiergel (Union Judo Rhône) ou encore Adrien Lauretta de Mandelieu Judo et bien d’autres encore. Sur cette équipe, un grand nombre n’était pas formé par le club de Nice Judo. L’année prochaine, ce club s’apprête à recruter 3 ou 4 judokas pour former leur future équipe juniore et Edwin Hovanisian pour compléter leur équipe 1ère division. Concernant les équipes de jeunes : - Chez les cadets, l’équipe de Nice Judo était formée, cette année, des judokas suivants : – 55 kilos Jules Miles (judoka varois en double licence)et Joan Cabot (formé au club), en – 60 kilos Antonin Blandin (judoka formé à l’ASBTP), en -66 kilos un jeune judoka russe arrivé récemment, - 73 kilos Julien Chiane (judoka formé à l’ASBTP) et le lourd formé aussi à l’ASBTP. - Chez les juniors, l’équipe de Nice Judo a réalisé de belles performances en terminant vice- championne de France. Et, Monsieur Carrière a réalisé des prouesses avec ces jeunes et cela est tout à son honneur. Cependant cette équipe était aussi constituée de jeunes non formés au club. Notamment, il y avait le jeune Corrado en – 60 kilos (varois en double licence), Vincent Vallée (formé au club de Biot), Jonathan Marquez en -73 un ancien parisien nouvellement licencié ou encore le lourd en + de 81 kilos du club de Cagnes sur Mer lui aussi licencié au club de Nice Judo depuis 2 ans.

  • AXLEMAN - le 14/07/2011 à 10:13

    "La saison prochaine nous ne pourrons probablement pas disputer la Coupe d'Europe pour laquelle nous sommes qualifiés..."; "Suite à cela, une promesse d'aide m'a été faite par la mairie pour la saison suivante et j'ai engagé des athlètes sur des tournois internationaux, mais l'argent ne m'a jamais été versé." C'est quoi ce bordel!!! Que fait la fédé!? C'est quand même incroyable d'en arriver là...sinon très bonne attitude de la part de M.Carrière. je pense aussi qu'il a des choses à apporter à l'équipe de France et à la fédé en termes de pédagogie et de didactique...