Fort en newaza : le guide en 5 points

Judo : les actualités du judo en France et dans le monde / Conseils / vendredi 24 juillet 2026 / source : alljudo


Le travail au sol est souvent négligé au profit du tachi-waza, alors qu'il représente une part entière du judo — et parfois la clé de la victoire. Voici 5 points concrets pour progresser, un par aspect essentiel du newaza.

Généralement les passionnés de judo et les public experts comme celui de Paris-Bercy, aiment le judo au sol. Les compétitions de judo sont aujourd'hui suivies par un public qui utilise également des applications dédiées pour consulter les calendriers, les résultats ou suivre l'actualité sportive. Certains choisissent aussi des plateformes généralistes proposant une couverture de nombreux événements sportifs, comme l'application 1xBet, qui permet de suivre différentes disciplines et compétitions internationales.

1. Changer de regard sur le newaza

Le premier obstacle n'est pas technique, il est mental. Beaucoup de pratiquants subissent le newaza comme une contrainte imposée par le règlement plutôt que de le pratiquer par choix. Cette posture limite mécaniquement la progression : on ne devient jamais bon dans un domaine que l'on pratique à contrecœur. Le déclic se produit quand on accepte que le sol fait partie intégrante du judo, et qu’une victoire au sol est aussi valorisante qu’une victoire debout.

2. Ne jamais interrompre le combat après la chute

C'est le point sur lequel les entraîneurs insistent le plus. Après une projection — que l'on soit tori ou uke — le réflexe naturel de nombreux pratiquants est d’interrompre l’action. Il faut au contraire enchaîner systématiquement au sol, même quelques secondes,pour crééer des automatismes.

Neil Adams, 9e dan, champion du monde 1981 et grand spécialiste du newaza, relève d'ailleurs que très peu de judokas travaillent réellement cette transition alors qu'elle offre des progrès rapides et structure les stratégies d'attaque en randori comme en compétition.

Nicola Fairbrother, championne du monde 1993 et vice-championne olympique 1992, insiste elle aussi sur ce point dans ses ressources pédagogiques Koka Kids : une transition réussie est une transition où l'on ne voit pas l’interruption entre le debout et le sol. Concrètement, elle recommande de travailler ce mouvement complet — de la position debout jusqu'à l'immobilisation — via des exercices cadrés de nage-komi, puis d'exiger en randori que chaque projection soit systématiquement suivie d'au moins 10 secondes de travail au sol. 

3. Rester collé et être réactif

Deux principes techniques reviennent chez les spécialistes du sol : le relâchement de la distance ne sont pas compatibles avec le newaza (il faut rester compact, tonique et collé à l'adversaire). Ensuite, dans le travail au sol il faut toujours avoir plusieurs possibilités ouvertes. Concrètement : je prépare une immobilisation mais en fonction de la défense de uke, je peux changer pour passer une clé de bras ou un étranglement. L'adversaire, occupé à défendre une chose, en subit une autre.

4. Construire sa propre famille de techniques

Le newaza se structure autour de trois familles : immobilisations (osaekomi), étranglements (shime-waza) et clés de bras (kansetsu-waza). L'objectif n'est pas de toutes les maîtriser de façon égale, mais de bâtir un enchaînement cohérent entre 2 ou 3 techniques de chaque famille, qui s'articulent naturellement entre elles selon les réactions de l'adversaire. Il faut posséder au sol un système bien rôdé que l’on va savoir adapté en fonction du premier contrôle que l’on a réussi à obtenir lors de la liaison debout-dol et de la réaction de uke.

Katsuhiko Kashiwazaki, champion du monde 1981, avait développé ses propres variantes (comme l'obi-tori-gaeshi) adaptées à son gabarit et à son style. Sa philosophie pourrait se résumer à ceci : privilégier ce qui fonctionne réellement pour soi.

5. Multiplier les randori, notamment 'situationnels'

La répétition seule ne suffit pas : c'est le randori régulier, non évité, qui fait progresser le plus vite. Refuser un randori par lassitude ou appréhension du sol est la meilleure façon de stagner.

Pour aller plus loin, Neil Adams recommande le 'randori situationnel' : demander à un partenaire de recréer volontairement une situation précise (une garde spécifique, une position de contrôle donnée) plutôt que de faire un randori libre classique. Cette méthode, empruntée à d'autres sports de combat, permet de travailler des réponses ciblées à des problèmes récurrents.

Sources

KL Judo — Good newaza, kljudo.com/good-newaza
Koka Kids Judo (Nicola Fairbrother) — Transition into Newaza, kokakids.substack.com
CPB Judo Rennes — Erreurs courantes en randori : 5 conseils pour progresser, cpb-judo-rennes.fr
Neil Adams — How to Make Your Judo Training More Effective, neiladamsjudo.com
KL Judo — Judo Tales #4 : Creativity in judo, kljudo.com
Wikipédia (FR/EN) — Katsuhiko Kashiwazaki
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