Top 3 des judokas cubains
Judo : les actualités du judo en France et dans le monde / Article / jeudi 6 novembre 2025 / source : alljudo
Une fois n’est pas coutume, ce Top 3 est composé exclusivement de judokas féminines. Issues d’une île où la boxe et le baseball sont rois, les judokas cubaines ont porté haut les couleurs de leur pays dans toutes les grandes compétitions internationales. Sous la houlette de leur mythique entraîneur Ronaldo Veitia elles ont fait mieux que gagner, elles ont imposé un style, fait de puissance, de discipline et de sens tactique.
Trois noms résument à eux seuls la grandeur du judo cubain : Driulis González, Legna Verdecia et Idalys Ortiz. Trois championnes, trois époques, mais un même esprit : celui d’une nation qui ne recule jamais devant l’adversité. De la pionnière des années 1990 à la star des Jeux du XXIe siècle, ces trois championnes incarnent mieux que quiconque la grandeur du judo cubain.
Driulis González, la pionnière
Catégorie : -57 kg / -63 kg
Années d’activité : 1989 - 2006
Driulis González est la première grande icône du judo cubain féminin. Révélée à tout juste 16 ans sur la scène internationale, elle a rapidement pris la mesure des meilleures. Son palmarès, impressionnant, témoigne de sa longévité et de sa constance : quatre médailles olympiques — dont l’or à Atlanta en 1996 — et sept podiums mondiaux, avec trois titres de championne du monde.
Au-delà des chiffres, Driulis symbolise la naissance d’une école cubaine prête à s’affirmer,et pouvant compter sur une combativité sans faille. Son style dynamique, son fort kumi-kata à gauche et son sens de l’opportunité ont servi de modèle pour toute une génération de combattantes cubaines.
Véritable modèle dans son pays, elle reste une figure tutélaire du sport cubain, respectée pour sa rigueur, son humilité et sa fidélité au drapeau national.
Si à cette époque il avait été possible de parier, comme sur ce nouveau site de paris sportif, Driulus Gonzalez aurait représenté une belle opportunité.
Legna Verdecia, la combattante au mental d’acier
Catégorie : -52 kg
Années d’activité : 1991 - 2004
Dans le sillage de Driulis González, Legna Verdecia a été l’autre grande dame du judo cubain des années 1990. Après avoir commencé sa carrière en moins de 48kg, catégorie dans laquelle elle devient champion du monde junior, puis médaillée mondiale en 1991 - battue par Ryoko Tani - elle monte en -52kg à partir de 1992. C’est dans cette catégorie qu’elle fera le reste de sa carrière, réussissant notamment le doublé Jeux Olympiques / championnats du monde.
En 1998, elle réussit l’exploit de remporter les 24 combats auxquels elle a participé, s’adjugeant au passage l’une de ses trois victoires au Tournoi de Paris.
Idalys Ortiz, reine dans la catégorie reine
Catégorie : +78 kg
Années d’activité : 2007 - 2024
Dernière héritière de cette lignée de championnes, Idalys Ortiz a remporté quatre médailles olympiques — dont l’or à Londres en 2012 — et huit podiums mondiaux. Présentesparmi les meilleures lourdes de la planète pendant presque 15 ans, elle peut se prévaloir d’une longévité exceptionnelle.
Puissante, intelligente, elle propose l’un des judos les plus explosifs de la catégorie. Toujours souriante, elle est devenue une ambassadrice du judo mondial.
Conclusion
De Driulis González à Idalys Ortiz en passant par à Legna Verdecia, le judo cubain a bâti une dynastie féminine exceptionnelle. Dans les années 90, 2000 et 2010, toutes ces combattantes ont remporté au moins un titre mondial ou olympique : Daima Beltrán, Yurisel Laborde, Amarilis Savón, Yanet Bermoy Acosta, Diadenis Luna, Estela Rodríguez Villanueva, Yurisleidys Lupetey ou encore Sibelis Veranes.
Dans l’ombre des féminines les masculins se sont également illustrés en remportant trois titres mondiaux grâce à Manolo Poulot (1999), Ashley Gonzalez (2013) et plus récemment Andy Granda (2022). Bien avant eux, Héctor Rodriguez Torres, avait été champion olympique à Montréal en 1976.