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Ahcène Goudjil : il n’est de pédagogie que fondée sur l’admiration Article / mercredi 21 novembre 2012 / source : alljudo.net (Sébastien Bonnand)


Le directeur sportif du judo club d’Argenteuil nous dévoile sa méthode de travail et sa vision du judo.

Travail et passion. Ce sont les clés de la réussite du judo Club d'Argenteuil. Avec 600 licenciés, il est aujourd'hui un des plus grands clubs français. Malgré sa renommée et la présence d'internationaux comme Clarisse Agbegnenou, double championne de France et Sofiane Milous, cinquième aux Jeux de Londres en moins de 60kg, «la politique du club n'a pas changé». La formation reste le maître mot et les résultats sont probants dans ce secteur puisque «12 athlètes formés à Argenteuil ont été médaillé d'un Championnat de France cadet, junior ou sénior » affirme Ahcène Goudjil. Ainsi, les bonnes performances des athlètes formés leur permettent d'attirer des judokas de haut niveau. « Nous sommes donc à la fois un club formateur et d'élite» assure-t-il avec fierté.

Le club dirigé depuis quinze ans par la famille Goudjil dispose de moyens financiers de plus en plus conséquents, grâce notamment aux subventions de la municipalité d'Argenteuil et le conseil général du Val d'Oise. Des aides indispensables pour avoir une structure de haut niveau.

Une salle digne de ce nom
Concernant la méthode de travail et les contenus d'entraînements, Ahcène Goudjil est plutôt discret, préférant garder « ses secrets de fabrications » même s'il concède que les axes essentiels de sa formation restent la technique judo et le kumi-kata, « la base de tout » selon lui. Des éléments comme la posture, les déclenchements d'attaque et le relâchement, sont également enseignés par les cinq professeurs du club.

Au quotidien, ces derniers accompagnent les judokas pour les mettre dans les meilleures dispositions et leur donner de la confiance. « Il faut leur faire sentir qu'on est derrière eux, leur donner de l'amour et comme disait Platon, il n'est de pédagogie que fondé sur l'admiration» explique le directeur technique d'Argenteuil. Cette philosophie lui a été inculquée par Dominique Thabot, son ancien professeur en Staps à la Faculté de Nanterre.

Pleinement satisfait du travail réalisé ces dernières années, Ahcène Goudjil veut continuer sur cette lancée et encore faire grandir son club. Ses objectifs ? Perpétuer la formation chez les cadets ou juniors et «gravir les échelons dans l'élite». Il espère ainsi se doter «d'une salle digne de ce nom car le dojo d'Argenteuil est vétuste, il date de plus de 35 ans». Une étape primordiale pour franchir un cap et permettre aux athlètes de travailler dans des conditions de confort optimales. « On commence à être très nombreux sur les tatamis, on est une cinquantaine d'athlètes trois fois par semaine et on est une peu serrés» avoue-t-il. Mais c'est peut-être dans cette proximité que réside la force d'Argenteuil.

 



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