Judo : les actualités du judo en France et dans le monde - Interview

Michel Yeghiazaryan : 'En France, c'est plus technique' Interview / vendredi 15 mai 2009 / source : alljudo.net


Vainqueur de la Coupe de France cadets en 2007, Michel Yeghiazaryan évoque son parcours de judoka, partagé entre France et Arménie. Interview.

Bonjour Michel, tu as combattu pour l’équipe d’Arménie à l’occasion du tournoi de France juniors, disputé à Lyon le week-end dernier ?
Oui, bien que je sois installé en France depuis trois ans, j’ai toujours la nationalité arménienne et comme de plus je n’ai pas réussi de résultat aux championnats de France juniors (9e), j’ai décidé de participer au tournoi pour l’Arménie. Malheureusement les choses ne se sont pas passées comme je l’espérais, puisque j’ai perdu au premier tour face à un Français, Sébastien Delsuc.

Avant ton arrivée en France, il y a trois ans, où et comment t’entraînais-tu ?
Je m’entraînais au Zeitun Judo Club à Yerevan. C’est un bon club dans lequel il y avait des internationaux arméniens. En minimes j’ai terminé 7e du championnat d’Arménie et j’ai voulu arrêter le judo, mais mon entraîneur m’a convaincu que j’avais un potentiel et j’ai démarré l’année suivante avec beaucoup de motivation. Cette année là je m’entraînais au club, deux fois par jour : randoris et technique de 16h à 18h, suivi d’une heure de repos, puis musculation de 19h à 20h30. J’ai quitté l’Arménie avant la fin de la saison et je n’ai pu participer ni au championnat d’Arménie, ni à la Coupe de France cadets.

Ton travail a payé l’année suivante …
Oui, dès mon arrivée à Marseille je me suis inscrit au club de Peypin-Beaumont, dans un quartier de la ville, où il y a beaucoup d’Arméniens, et j’ai pu continuer ma progression. J’ai gagné la Coupe de France cadets 2007, mais du fait de ma nationalité je n’ai pas pu participer aux stages et aux tournois internationaux avec l’Equipe de France.

Y-a-t-il des différences entre en l’entraînement en Arménie et l’entraînement en France ?
Ici j’ai beaucoup progressé techniquement, tandis que là-bas la préparation est plus physique. L’entraînement se déroule dans les clubs, il n’y a pas de pôles, pas de structures fédérales, et les rassemblements sont rares.

A Marseille tu t’entraînes au Pôle France ?
Je m’entraîne deux fois par semaine au Pôle et trois fois au club avec Daniel Bentucking. A cela j’essaye d’ajouter une séance hebdomadaire de musculation et le week-end, généralement, je vais courir.

Quels ont été tes résultats cette saison pour ta deuxième année junior ?
J’ai gagné les départements, les ligues et les zones. En finale des championnats de ligue j’ai battu le champion de France Loïc Pietri. Malheureusement, j’ai raté mes championnats de France, je perds en quarts de finale, puis en repêchages. Sur les tournois j’ai également eu des bons résultats avec une 3e place à Sens, et une 5e place à La Motte-Servolex.

Pour l’année prochaine tu vises le podium national ?
Non, je vise le titre. J’espère qu’en devenant champion de France cela facilitera ma demande pour obtenir la nationalité française, que peut-être des personnes décideront de m’aider, comme cela s’est déjà produit dans d’autres sports. Mon objectif c’est de faire du haut-niveau avec l’Equipe de France.



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