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Possamaï est allée se la chercher Article / jeudi 14 aout 2008 / source : alljudo.net


Médaillée de bronze en moins de 78 kg, Stéphanie Possamaï a offert l\'équipe de France son troisième podium. Mal embarquée dans son dernier combat, comme dans sa compétition, la Française a su être forte dans les moments critiques. Elle y gagne une médaille et le droit à la reconnaissance.

Elle peut laisser éclater sa joie, et ses larmes. Menée d\'un yuko à une 1\'30 de la fin de son combat pour la troisième place, Stéphanie Possamaï, Poposs pour ses copines de l’équipe de France, a réussi l\'exploit de revenir face à l\'Espagnole San Miguel, réputée bonne tacticienne. Décidée à ne rien lâcher, et malgré les secondes qui défilaient inexorablement, la Française continuait à agresser sans relâche l’Espagnole. Sous la pression, celle qui l’avait toujours battue, finissait par commettre l’erreur, en lançant ko-uchi-gari, de trop loin et sans préparation. Possamaï, bien en place au kumikata, contrait vigoureusement avec les bras. L\'arbitre levait le bras à l\'horizontale, wazari, l\'affaire était pliée, Possamaï n\'avait plus qu\'à tenir quelques secondes pour s\'offrir sa première médaille olympique, et accessoirement sa première victoire sur cette coriace Espagnole.

Lente et empruntée le matin, Stéphanie Possamaï a su faire ce qu\'aucun Français n\'avait fait depuis le début du tournoi, remporter ses deux combats de l\'après-midi. Que s’était-il passé pendant la pause ? « J’ai pris une douche, je me suis restrappée, et je me suis préparée comme si une deuxième compétition commençait » expliquait-elle, à l’issue de son combat, au micro de France Télévision. La méthode n’a pas été bonne, elle a été magique. Dès son entrée sur le tatami pour sa finale de repêchage, on avait compris, la guerrière était de retour. Très déterminée, de nouveau capable d’imposer son terrible bras gauche, elle réglait la championne d’Europe, l\'Allemande Wöllert, en moins d’une minute et gagnait le droit d’en découdre pour le bronze. On connaît la suite.

Désormais bien installée dans le gotha mondial, celle qui a su il y a deux ans chiper la place titulaire à Céline Lebrun, a justifié la confiance qui avait été placée en elle. Alors bien sûr, peut-être que Céline Lebrun aurait fait mieux. Ou moins bien. Peut-être aussi, qu’aujourd’hui, Stéphanie Possamaï aurait du être championne olympique, certes. Mais en remportant une médaille olympique, après une médaille mondiale et un titre de championne d’Europe, elle a au moins gagné le droit que cessent les polémiques concernant sa sélection. N’en déplaise aux septiques…


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