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La FFJDA refuse de suivre l'avis du CNOSF Article / jeudi 10 septembre 2020 / source : alljudo


Dans un communiqué diffusé hier, la Fédération Française de Judo a annoncé qu'elle ne suivrait pas la recommandation du CNOSF, qu'elle estime "paradoxale", et que la liste "Pour le Judo Girondin" sur laquelle figure Emilie Andéol ne serait pas éligible.

Comme on pouvait s'y attendre la Fédération Française de Judo ne suivra pas l'avis de la commission de conciliation du CNOSF qui s'était prononcée favorablement pour l'éligibilité de la liste Martin - Andéol en Gironde.

Dans les colonnes de l'Esprit du Judo, le secrétaire de la Fédération, M. Girardot explique, au sujet de la décision rendue par la commission de conciliation du CNOSF que : « son compte-rendu commence par expliquer que nous sommes totalement dans notre droit et qu'aucune critique ne peut nous être faite pour notre refus, mais conclut en proposant que nous acceptions quand même cette liste pour que s'exprime un pluralisme électoral, comme si cette décision était posée a priori sans donner légitimité aux arguments de droit. C'est une injonction paradoxale de la part d'une juriste. »

Une attitude de défi et d'irrespect manifeste pour la décision prise par la commission, et pour les juristes qui la composent, que l'on retrouve dans le ton du communiqué fédéral : « Le CNOSF a explicitement reconnu le bien-fondé juridique de la décision de la Fédération tout en lui proposant paradoxalement de rapporter sa décision et de déclarer recevable la liste litigieuse. »

Un résumé partial et incomplet des éléments contenus dans le rapport qui dit également de manière détaillée et explicite, ceci :
- Aucun élément des textes fédéraux n'interdit aux candidats de régulariser leur situation après le dépôt de la liste. Donc en l'absence de règles précises concernant la régularisation, Emilie Andeol pouvait effectuer cette régularisation après le dépôt de la liste.
- En envoyant une demande de transfert de licence avant la date de dépôt des listes, Emilie Andéol a démontré son implication et sa bonne foi.
En conclusion à cela, et afin que le pluralisme électoral puisse s'exprimer, la commission a recommandé de rendre la liste éligible.

En choisissant de ne pas suivre la voix de la raison, les dirigeants de la FFJDA démontrent une nouvelle fois qu'ils ne respectent pas les règles démocratiques quand elles ne vont pas dans le sens de leurs intérêts.

Il reste maintenant un dernier recours possible pour le collectif « Pour le Judo Girondin » devant le tribunal administratif, qui lui aura le pouvoir d'imposer une décision à la Fédération, puisque celle-ci ne suit pas les recommandations émises par le représentant officiel du mouvement sportif français, le CNOSF.



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