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4 questions à se poser avant de rentrer en pôle Blog / jeudi 6 juin 2019 / source : alljudo


A la rentrée prochaine certains feront leur entrée dans un pôle. Si les structures fédérales d'accès au haut-niveau offrent des conditions idéales, elles perdent également des judokas en chemin. Etes-vous prêt à rentrer en pôle ? Quatre questions à se poser. Avec sincérité.

L'entrée dans une structure d'accès au haut-niveau est un choix déterminant qui doit être mûrement réfléchi. Si le pôle agit pour certains comme un révélateur, d'autres s'y perdent et finissent par arrêter le judo après leur passage en structure.

Bénéfique pour les uns, néfaste pour les autres, avant de vous lancer dans ce projet, prenez le temps de faire votre examen de conscience en répondant à ces quatre questions.

 

AI-JE VRAIMENT ENVI D'ETRE UN CHAMPION ?
Entrer dans une structure, c'est s'engager sur le difficile et long chemin pour accéder au haut-niveau. Sans l'intime conviction et la farouche volonté de vouloir devenir un champion, les premières difficultés deviendront rapidement insurmontables.

Des efforts, des sacrifices, des échecs... voilà ce qui jalonnera à coup sûr le chemin. Et même en surmontant toutes les épreuves, rien ne garantit que vous atteigniez votre objectif.

Aimez-vous assez le judo, avez-vous suffisamment le goût du combat et de l'effort, avez-vous l'endurance mentale et physique pour répéter quotidiennement vos efforts, même les lendemains de défaites ou les jours de lassitude ?

 

LE POLE VA-T-IL ME FAIRE PROGRESSER PLUS QUE MON CLUB ?
Avant de faire votre choix, renseignez-vous sur la structure dans laquelle vous allez entrer. Obtient-elle des résultats, a-t-elle formé des champions, qui sont les personnes qui composent l'encadrement sportif, médical et scolaire ? Quels sont les moyens de communication mis en place pour instaurer une bonne relation entre le pôle, le club et les parents ?

Prenez également le temps de vous renseigner auprès d'autres judokas sur les différentes structures, sur leurs méthodes, sur l'ambiance qui y règne.

Intégrer une structure n'est pas une fin en soi, mais un moyen de progresser plus rapidement, alors assurez-vous que ce sera bien le cas. Peut-être que votre club, ou un autre club, peut vous offrir des conditions plus propices à votre progression. Prenez toutes les informations et comparez.

 

SUIS-JE PRÊT A CHANGER DE VIE ?
Mener un double projet, scolaire et sportif, c'est accepter de chambouler sa vie, de quitter sa zone de confort. Plus d'entraînements, plus de compétitions, plus de déplacements... mais les mêmes exigences au niveau des études. Vous allez devoir travailler plus que les autres, suivre une scolarité différente d'un parcours classique et sacrifier une partie de vos loisirs. Vous devrez avoir un planning précis, chargé et vous devrez le respecter.

 

AI-JE LA MATURITE ET LA STABILITE AFFECTIVE POUR CE PROJET ?
Si vous êtes interne, votre vie affective va se retrouver chamboulée. Vous allez devoir accepter de vivre loin de votre famille et de vos amis. Vos parents, votre entourage et votre entraîneur vous soutiennent-ils à 100% dans votre projet, où seront-ils tentés de vous dire d'arrêter au premier échec, à la première blessure ? Sans cette adhésion des gens qui vous entourent, il vous sera extrêmement difficile de surmonter les difficultés.

 

Vous l'avez compris on ne rentre pas en structure « pour voir ». En revanche si tous les voyants sont au vert, profitez de cette opportunité de vous engager sur le chemin de vôtre rêve... foncez !



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  • malcomX - le 17/06/2019 à 06:30

    MalcomXBonjour la première question importante c'est le coût des structures internat chambre etc. En pôle France, le coût d'internat c'est au moins 2500 euros à l'année, à Paris pour ceux qui intégreront le collectif national à l'INSEP c'est au moins 600 euros /mois pour un dix mètre carré. Le coût des frais médicaux, il n'y a pas de prise en charge, il faut avancer les frais et les blessures sont de plus en plus fréquentes et précoces dès le pôle espoir, ligaments croisés, épaules, poignets) il faudra payer les dépassements d'honoraires qui ne sont pas remboursés ( souvent de l'ordre de 1000 euros). Ensuite ces blessures handicapent pour une saison le plus souvent mais elles peuvent se révéler handicapante pour le futur algodystrophie, arthrose… et cela pour toute la vie. Le système de haut niveau français en judo est basé sur la masse qui va permettre à une élite d'émerger dix garçons et dix filles. Pour le reste des 1000 judokas en structure il faudra avoir la foi. Pratiquement aucune aide financière 200 euros / par mois à Paris pour la plupart des judokas en collectif national. Aucune reconnaissance de la FFJDA, voyez le cas récent d'Amélie GUIHUR qui pourtant avait atteint le très haut niveau. Rappelons aussi les aspects médicaux avec le cas de A. Buchard qui devait faire des régimes de 7 à 9 kgs sous prétexte que la FFJDA avait décidée sa participation en -48 Kg, rien d'autre que de la mise en danger d'autrui. J’aurai vraiment peur de confié mes enfants à ce système…J 'oublie aussi la situation de la diaspora africaine, les franco-africains qui constituent le réservoir de médaille de la FFJDA, sachez que dès que vous entrerez en structure si vous êtes, n°2 , 3 français ou même 500 e mondial il vous sera impossible de vivre le moindre rêve et d'aller combattre pour votre seconde nation. La fédération interdit toute dérogation même si vous avez été un an en pôle espoir donc vous êtes condamnés à vie à attendre les bons auspices de la FFJDA pour avoir une sélection. En conclusion, des structures qui ne permettent pas aux athlètes de vivre décemment, qui ne permettent pas aux athlètes d'accomplir leur rêve n’ont vraiment rien d’attirants à mon sens.MalcomX

  • AXLEMAN - le 06/06/2019 à 02:28

    Je pense que tout est dit...mais finalement en lisant ces lignes, je me dis qu'il n'y a rien épanouissant et de motivant pour des jeunes.