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7 secrets de Federer à appliquer au judo Blog / mardi 26 fevrier 2019 / source : alljudo


Suite à sa victoire historique face à Nadal lors de l'Open d'Australie 2017, Roger Federer avait livré les clés de son succès dans plusieurs interviews. Surprise : il ne s'agit ni de technique, ni de physique, mais uniquement de mental et d'attitude. La bonne nouvelle c'est que ses secrets sont largement transposables au judo.

BIEN SE PRÉPARER
Un tournoi et une finale se préparent. Beaucoup de joueurs et joueuses enchaînent les tours et misent seulement sur la confiance acquise au fil des matchs. Si ce 'capital confiance' est important à préserver, quand on vise l'excellence, il ne suffit plus. Il y a un adversaire qui va tout faire pour vous battre et, si vous n'avez pas construit un plan de jeu précis, cela risque de ne pas suffire...

NE PAS SE TROMPER DE STRATEGIE
Quand on perd à plusieurs reprises contre le même joueur, bien sûr, il faut opérer des changements si on ne veut pas, fatalement, revivre la même histoire. L'idée de radicalement modifier son jeu peut apparaître intéressante. Mais elle porte en elle un poison : ne plus jouer avec son identité et ses forces naturelles.

APPLIQUER CE QUI A ETE PREVU
Le but de la préparation est de permettre au joueur de savoir comment agir dans certaines situations envisagées au préalable. Le joueur se prépare mentalement à agir. Quand la situation se présente, il n'est pas désemparé. Il est armé pour agir. Il sait ce qu'il doit faire. Et ce qu'il doit faire, c'est décider d'appliquer ce qui a été prévu.

DÉCIDER DE JOUER SON JEU !
Le tennis* est un jeu. Quand le joueur commence à se poser trop de questions, il finit par ne plus jouer. Jouer son jeu signifie prendre du plaisir et faire le mieux possible avec ses armes. Cette notion de plaisir est souvent la première chose qui vient à manquer chez les joueurs qui traversent une période de doute. Elle est pourtant cruciale pour réussir sur la durée.
* ndlr : comme le judo

JOUER VERS L'AVANT
'Jouer vers l'avant' peut s'entendre de deux manières. Dans son sens premier, il s'agit effectivement de ne pas subir et de prendre des initiatives. L'autre sens signifie qu'un titre ne vient jamais tout seul. Il faut aller le chercher. À partir des demi-finales, il n'est plus possible de gagner sans prendre des initiatives. Beaucoup de commentateurs - et certains coachs - disent 'il faut défendre notre titre'. Il n'y a rien à défendre. Le titre précédent est déjà joué... Le champion ne regarde pas dans le rétroviseur. Il joue vers l'avant pour conquérir de nouveaux trophées.

DÉCIDER D'Y CROIRE !
Nos croyances ont un impact sur notre corps et donc sur nos réussites ou nos échecs. Si vous êtes convaincu de ne pas y arriver, votre croyance va se réaliser et, au passage, vous conforter dans l'idée que vous aviez raison de ne pas 'y croire'. C'est le cercle vicieux de la contre-performance... Pour 'y croire', il faut bien sûr que le joueur et le coach s'appuient sur des schémas à la fois ambitieux et réalistes*.
*ndlr : Lors de ses premiers championnats du monde en 2007 Teddy Riner avait choisi d'imposer son judo encore à l'état brut à ses adversaires pourtant beaucoup plus expérimentés et plus forts techniquement que lui. C'est ainsi que du haut de ses 17 ans il avait remporté le premier de ses dix titres mondiaux face aux monstres de l'époque qu'étaient Kosei Inoue ou encore Tamerlan Tmenov.

NE PAS JOUER L'ADVERSAIRE !
'Jouer l'adversaire' signifie 'jouer quelque chose d'abstrait'. Jouer une représentation mentale, souvent affective. Certains joueurs me disent ne pas arriver à bien jouer contre, par exemple, les gauchers. Cette croyance se transforme alors en prophétie, et, effectivement, ils se retrouvent très souvent 'automatiquement' en difficulté contre ce type de joueurs...

De la même manière, certains joueurs prétendent ne pas pouvoir gagner à tel ou tel classement et se créent une barrière purement psychologique. Alors que, dans les faits, le type de jeu d'un adversaire moins bien classé peut, par exemple, poser plus de problèmes, que le jeu d'un joueur pourtant mieux classé...

Travailler le mental, c'est amener le joueur à s'appuyer sur les éléments les plus 'concrets' possibles. 'Jouer la balle' est beaucoup plus concret que 'jouer l'adversaire'*. Pensez-y.
* ndlr : « être précis au kumi-kata, faire les liaisons debout-sol, plier les jambes sur seoi-nage, ect... » sont des éléments plus concrets que combattre contre untel qui a gagné tel championnat ou remporté tel tournoi.

 



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  • AXLEMAN - le 27/02/2019 à 09:17

    Globalement, je suis d'accord même si l'exception ne fait pas la règle...de plus, je rajouterai de façon énervante. J'en ai l'habitude depuis quelques semaines. L'encadrement doit faire les bons choix stratégiques. Exemple: faire monter Cyril Maret en de 100 et essayer Loris Tassier en -90!!!