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Casa de Papel : 5 leçons pour les judokas Blog / vendredi 8 juin 2018 / source : alljudo


Et si finalement toutes les occasions étaient bonnes pour essayer de progresser... même en visionnant une série TV. Découvrez cinq leçons tirées de la série TV espagnole, La casa de papel.

Si l'Espagne est avant tout connue pour son football -avec une équipe annoncée comme favorite du mondial de football 2018-, ses plages ou encore ses tapas, elle est également en train de le devenir grâce à la série TV « La Casa de Papel » qui réalise des records d'audience à travers le monde grâce notamment à sa diffusion sur Netflix.

Nous vous proposons cinq leçons tirées de la série qui, nous l'espérons, vous aideront peut-être à progresser :

1e leçon : tout prévoir
A l'image de Salva, le cerveau qui a imaginé le casse du siècle dans la série télévisée espagnole et qui a prévu tous les scénarios possibles, un judoka doit non seulement se préparer physiquement et techniquement mais il doit aussi être prêt à faire face à tous les types de situations.

Guy Delvingt : «Le secret de la réussite, c'est l'anticipation. Anticiper la compétition, le combat, les actions de l'adversaire. Le rôle du coach est d'amener l'athlète à savoir anticiper. Cela fait partie de son apprentissage. L'athlète ne doit jamais prendre la situation de face, il a déjà dû imaginer les choses, les situations qui se présentent. C'est beaucoup plus facile de donner une réponse adaptée si on a déjà anticipé la situation, sinon il faut réfléchir et agir en même temps, c'est très difficile.»

2e leçon : se battre jusqu'au bout

Dans la série espagnole la notion de résistance est souvent mise en avant. Quand on croit que tout est perdu il faut malgré tout continuer de résister en gardant à l'esprit que dans les situations indécises, l'adversaire est dans le même état d'épuisement, et que la victoire reviendra à celui qui aura la plus grande capacité de résistance mentale et physique.

Amiran Papinashvili (Géorgie - Champion d'Europe 2013 en moins de 60kg) : «Il faut en permanence s'entraîner dur et beaucoup ! Puis une fois sur le tatami, il faut se battre jusqu'à la fin.»

3e leçon : contrôler ses émotions
Les émotions sont l'ennemi de la concentration. Toutes les erreurs commises par Salva «le professeur» et son équipe le sont sous l'effet des émotions. Dans la série espagnole c'est souvent le sentiment amoureux qui écarte les personnages de ce qu'ils doivent faire. Au judo, on pourrait citer l'énervement qui fait commettre des erreurs ou la peur qui fait perdre ses moyens.

Serge Dyot : «Il faut dédramatiser la compétition. Avoir le trac, c'est quelque chose de positif en revanche la pression ne l'est pas. Elle apparaît lorsqu'on commence à penser à l'importance de l'évènement, lorsqu'on se dit des choses comme : Ce sont les Jeux Olympiques, je n'ai pas droit à l'erreur.»

4e leçon : adopter un masque
L'expression adopter un masque peut s'entendre au sens propre comme au sens figuré. Dans la Casa de Papel, il s'agit de masques réels qui donnent une expression effrayante à l'équipe des braqueurs, même s'ils révèlent pourtant toute leur humanité dès que les masques tombent. Dans le sport en général, et au judo en particulier, adopter un masque renvoie à l'idée de jouer un personnage, le terrain de sport devenant un espace d'expression où l'athlète n'est plus exactement lui-même.

Impassible, agressif, décontracté... les possibilités sont nombreuses. Adopter un masque c'est une façon de rentrer dans le jeu, dans la partie ou dans le combat. Comme exemple on pourrait citer le combattant de MMA Conor Mc Gregor qui s'est littéralement créer un personnage dans le cadre de sa discipline. Si certains n'y voient qu'une manière de faire le show, on peut également penser que ce masque lui permet de basculer en mode « guerrier » et de prendre un certain ascendant sur ses adversaires.

5e leçon : le petit peu battre le puissant
La Casa de Papel reprend le thème du petit contre le puissant, qui s'impose grâce à son ingéniosité, son culot et sa détermination. Un thème cher au judo des origines mais qui a pratiquement disparu du judo moderne avec l'apparition des catégories de poids.

On peut toutefois transposer cette idée lorsqu'un anonyme bat un judoka confirmé, lorsqu'un outsider remporte un grand championnat, comme ce fût le cas du Géorgien Lasha Shavdatuashvili qui a remporté les Jeux Olympiques de 2012 en battant le favori de l'épreuve, le champion du monde en titre de l'époque, le Japonais Ebinuma.

 



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