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Tcheuméo, chef de file Article / lundi 12 fevrier 2018 / source : alljudo - Justin Acharian


Comme Clarisse Agbegnenou hier, Audrey Tcheuméo a remporté son quatrième succès à Paris. Axel Clerget (3e, -90kg), Cyrille Maret (3e, -100kg), Marie-Eve Gahié (3e, -70kg) et Madeleine Malonga (3e, -78kg) portent le total français à neuf médailles.

C'est à l'issue d'une finale acharnée et incertaine, contre la Néerlandaise Guusje Steenhuis numéro une mondial, que Audrey Tcheuméo est allé décrocher sa quatrième couronne parisienne, sur balayage qui aura mis fin au golden score en même temps qu'il faisait des dégâts sur le genou de la batave.

Après une grosse frayeur sur un waza-ari annulé à trois secondes du terme, Audrey Tcheuméo pouvait laisser exploser sa joie et s'imprégner de l'énergie transmise par Bercy. 'Audrey est une championne. C'est une orgueilleuse et elle avait vraiment envie de l'emporter aujourd‘hui. Elle n'avait pas gagné depuis les championnats d'Europe, elle en avait besoin. Elle aime le judo et dans sa catégorie en France, il y a de la concurrence (NDLR: Madeleine Malonga a terminé troisième). Elle veut être championne olympique et à nouveau championne du monde. Son dernier titre mondial commence en effet à dater (2011)' commentait sourire aux lèvres, Lucie Decosse, au terme de la rencontre.

Au delà de la victoire on retiendra également sa demie-finale contre la Japonaise Hamada battue sèchement sur koshi-guruma, et d'une manière générale des progrès dans sa variété et dans sa capacité à faire durer les efforts. A 27 ans, avec une puissance physique toujours impressionnante, Audrey Tcheuméo n'a peut-être jamais été aussi forte.

Pour se tenir en éveil - au cas où elle en ait besoin - elle pourra compter sur la concurrence de Madeleine Malonga, qui se classe troisième et qui revient à son meilleur niveau, comme l'atteste le bel étranglement réussi sur la Néerlandaise Stevenson pour la médaille de bronze.

Chez les filles, l'une des autres satisfactions est venue de Marie-Eve Gahié, tombée naïvement en demi-finale contre la future vainqueur, l'Anglaise Sally Conway, qu'elle dominait pourtant. Elle se reprenait bien pour le bronze, en dominant la championne d'Europe néerlandaise Sanne van Dijke sur o-soto-gari enchainé en osae-komi.

Du côté des garçons, ce sont les anciens qui ont montré l'exemple, en allant chercher deux médailles par Axel Clerget et par Cyrille Maret.

Battu à trois secondes de la fin de son quart de finale contre le Coréen Gwak, pour s'être un peu trop précipité, Clerget s'est bien repris et il a fini sa journée en apothéose sur une laison debout sol commencée en étranglement et teminée par une clé imparable sur le bras du Japonais Nagasawa. De bon augure pour le combattant de Sucy qui se présentait à Bercy après seulement un mois d'entraînement : 'Ce n'est qu'une étape. Mon objectif, ce sont les grands championnats donc cette année, les Europe et les Monde'.

Pas forcément au meilleur de sa forme à moins de 100kg en ce début d'année, Cyrille Maret a su faire le métier, et il décroche le bronze contre l'Israelien Peter Paltchik. Mené de deux shidos et malmené, il réalisait un petit hold-up avec un harai-goshi opportuniste durant le golden score.

Après ce week-end parisien au cours duquel les Français ont engrangé neuf médailles, Stéphane Traineau pouvait dresser un bilan encourageant : 'Il y a les médailles - 9 au total ce week-end- et il y a la manière. Dans le brief que j‘ai fait aux athlètes, j'ai demandé de l'engagement et de la détermination. C'est ce qu'ils ont montré ce week-end. La jeunesse est en route. J'ai bien aimé voir les Vergnes, Keita, Posvite par exemple. Tous nos athlètes doivent se demander : que puis-je faire pour progresser avant même d'aller solliciter les entraîneurs ? C'est comme cela qu'on y arrivera.'


Résultats du Grand Chelem de Paris 2018

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