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Automne Pavia : « Je vis sur mes économies » Article / jeudi 19 octobre 2017 / source : alljudo.net


Automne Pavia nous parle de sa vie de maman et des obstacles auxquels elle fait face sur le chemin du retour sur les tatamis.

Triple championne d'Europe (2013, 2014, 2016), cinq fois médaillée européenne consécutivement de 2012 à 2016, médaillée mondiale en 2014 et 2015 et médaillé olympique en 2012, Automne Pavia est incontestablement l'une des meilleures moins de 57kg de la décennie.

Après sa septième place aux Jeux Olympiques de rio 2016, elle a eu besoin de couper car elle ne ressentait plus de motivation et elle a choisi d'avoir un enfant. Une grossesse voulue et assumée, mais que certains ont considéré comme une fin de carrière.

Future maman épanouie, elle décrivait sa joie l'hiver dernier sur sa page Facebook : « Depuis que je suis toute petite j'ai plusieurs rêves... Parmi ces rêves j'avais celui de devenir une grande championne mais aussi d'avoir plein d'enfants. J'ai consacré beaucoup d'années de ma vie pour atteindre ce premier rêve et aujourd'hui j'ai ressenti le besoin de couper, de faire une pause et surtout de commencer à réaliser le suivant... Aujourd'hui je suis heureuse de vous annoncer que je vais bientôt devenir maman.»

A ce moment-là, elle ne s'attendait pas à ce que l'annonce de cette bonne nouvelle génère des conséquences aussi malheureuses : « Lorsque mon club l'US Orléans a appris que j'allais accoucher, j'ai reçu un mail m'annonçant la rupture de mon contrat. J'étais dévastée. » C'était peut-être la bonne occasion pour le club du Loiret qui comptait également dans ses rangs, sa principale rivale en moins de 57kg, Hélène Receveaux, récemment médaillée mondiale, et plus jeune qu'elle.

Pas vraiment adepte de la langue de bois, « Pavlof » annonçait elle-même le divorce avec l'US Orléans quelques jours avant la naissance de sa fille : « (...) Désormais je ne combattrai plus sous les couleurs de l'USO (Orléans). En effet, après avoir passé cinq super années à leurs côtés, je n'ai plus ma place dans leur nouveau fonctionnement, nouveau staff et nouvelle politique. C'est pourquoi je combattrai la saison prochaine avec un nouveau club qui croira à mon come-back et m'accompagnera dans cette nouvelle aventure ! »

Après le club, ce sont les sponsors qui se sont retirés un à un : « Je garde de bons contacts avec Disney mais malheureusement, tous mes sponsors sont partis, je vis de mes économies et j'ai du mal à trouver un nouvel appartement ... Fort heureusement, je peux compter sur le soutien sans faille de ma famille et de mes amis comme Clarisse Agbegnenou. J'espère aussi que la Fédération Française tiendra sa promesse de m'aider à revenir au sommet. »

Malgré les absences de son conjoint, le Britannique Ashley McKenzie, médaillé de bronze aux championnats d'Europe 2013 en mois de 60kg, et toujours en déplacement pour les compétitions, Automne Pavia réussit à organiser ses journées en compagnie de sa petite fille : « Lana-Rose est la plupart du temps à côté de moi, je ne peux pas être sans elle ! » 


Souriante comme à son habitude elle a repris le chemin des études et de l'entraînement. Pendant toute la durée de la grossesse elle a conservé une activité physique en concertation avec Frédéric Roualen, le préparateur physique de l'Equipe de France. Le retour au premier plan est planifié étape par étape pour éviter les blessures.

Interrogée sur la médaille de Receveaux aux derniers championnats du monde, elle n'est pas vraiment étonnée : « Hélène devient de plus en plus forte. Rentrer à la maison avec une médaille était normal après la saison incroyable qu'elle a faite. »

En ce qui concerne ses objectifs sportifs et le nom du club qui voudra bien lui redonner une chance, il est encore un peu tôt pour en parler... mais Automne Pavia est bien décidée à prendre le temps qu'il faudra pour revenir au plus haut niveau.

Par Sarah Loko Guerschner - Traduit de l'anglais



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  • NANY - le 19/10/2017 à 11:27

    Décidément le judo çà devient du grand n'importe quoi.......Une honte cette attitude ......comme quoi quand on a pas de morale, on achète un code mural !