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Tournoi de Paris : on a aimé / on n'a pas aimé Article / lundi 8 fevrier 2010 / source : alljudo.net


Suite au tournoi de Paris, nos coups de coeurs et nos coups de gueules. Pas forcément objectif.

On a aimé
- Le Mongol Miaragchaa Sanjaasuren : surprenant vainqueur du Masters, il confirme en se classant deuxième ce week-end. Dans un registre plus technique que son compatriote Hashbaatar, il est à la fois efficace et très spectaculaire. Son enchainement seoi-nage / o-soto-gari / nidan-ko-soto-gari sur David Larose en demi-finale restera imprimé longtemps dans les rétines de ceux qui ont eu la chance de le voir. (voir la vidéo)
- Le retour au premier plan de Gévrise Emane : si elle garde le niveau affiché ce week-end jusqu'aux mondiaux de Tokyo, elle fera parti des grandes favorites. Elle pourrait alors décrocher un deuxième titre mondial, dans une deuxième catégorie, un exploit qu'aucune Française n'a jamais réalisé.
- La performance d'ensemble des athlètes d'Afrique du Nord. La Tunisie décroche deux médailles grâce à ses féminines, Houda Miled et Nihel Chikhrouhou, et l'Algérie en fait autant grâce à Amar Benikhlef troisième en 90 kg qui reste solide au poste, et à la jeune Meriem Moussa suprenante troisième en 57 kg : « j'ai décidé de monter de catégorie au mois de janvier, et j'ai fait deuxième à Arlon, puis maintenant troisième à Paris. Je ne connaissais aucune adversaire, mais je me sens bien car je n'ai plus de régime à faire. Mon prochain objectif maintenant ce sont les championnats d'Afrique, puis les championnats du Monde. »


On n'a pas aimé
- L'absence de repêchages. Décidément on ne s'y fait pas, il permet à certains athlètes disposant d'un bon quart de tableau d'accéder au podium facilement, tandis que d'autres sortent prématurément de la compétition car le tirage ne leur a pas été favorable. Les médailles de bronze obtenues avec ce système ont, à nos yeux moins de valeur, que celles gagnées au terme des repêchages.
- L'arbitrage à deux vitesses. Lorsque le Coréen Wang, qui vient d'être désigné « judoka of the year », attaque en o-uchi-gari et qu'il saisit simultanément la jambe, on ferme les yeux. En revanche lorsqu'il s'agit, c'est un exemple parmi d'autres, de Lucie Louette qui ramasse la jambe de la Japonaise Ogata, la sanction tombe, implacable et injuste au regard de la faute commise. (voir la vidéo)
- L'absence d'une partie des meilleurs athlètes mondiaux. Les Chinoises n'étaient pas, les leaders masculins russes non plus, les Japonais Anai et Suzuki se réservent pour un peu plus tard, de même que le Coréen Choi, le Néerlandais Grol ou encore le Grec Iliadis, dommage...


Le combat Ogata - Louette en vidéo
Video Sanjaasuren - Larose

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